Réglementation ligne de vie

Nombreux sont les postes qui peuvent amener un salarié à travailler en hauteur. Qu’il s’agisse d’intervenir sur un toit, une charpente, un échafaudage, une plateforme ou encore un pylône, il existe toujours un risque de chute. Employés du BTP, agents d’entretien ou de maintenance, agents de réseaux électriques ou intermittents du spectacle sont autant de professionnels exposés au travail en hauteur et donc au risque de chute. Afin de diminuer les risques liés au travail en hauteur, plusieurs moyens de protection et outils sont à votre disposition, et parmi eux, la ligne de vie. Découvrez la réglementation concernant la ligne de vie.

réglementation ligne de vie

réglementation ligne de vie

Quelle réglementation pour le travail en hauteur ?

Les articles R4323-55 à R4323-90 du Code du travail définissent les règles à appliquer pour le travail en hauteur des salariés. Si avant 2004 il fallait que le salarié soit situé à plus de trois mètres de haut pour que ce soit considéré comme du travail en hauteur, ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Désormais, les règles de prévention et de sécurité s’appliquent dès lors que le travailleur n’est plus au sol. Bien entendu, les risques ne sont pas les mêmes pour un salarié devant monter sur un escabeau que pour celui travaillant à plusieurs mètres de hauteur. Néanmoins, des actions de prévention et de protection doivent être mises en place dans tous les cas.

 

Qu’est-ce qu’une ligne de vie ?

Une ligne de vie est un dispositif de sécurité possédant des ancrages anti-chute. On en trouve dans beaucoup de domaines. Le premier auquel on pense est sans doute l’escalade. Mais beaucoup de professionnels travaillant en hauteur utilisent également couramment des lignes de vie afin de prévenir toute chute durant leur activité.

Le principe d’une ligne de vie est assez simple. Des points d’ancrage son fixés sur un support rigide. Ces points d’ancrage anti-chute sont reliés par un câble, un cordage, une sangle ou une chaîne. Il s’agit du support souple. Le salarié s’attache à l’aide d’un équipement adapté à ce support souple durant toute la durée de son intervention en hauteur. Il peut se déplacer autant que nécessaire. Sa fixation, généralement de type mousqueton, le suit le long de la ligne de vie.

Si le salarié venait à perdre l’équilibre, ou même s’il était pris d’un malaise, et qu’il venait à chuter, il serait alors retenu par son équipement et par cette ligne de vie, qui porte très bien son nom.

Une ligne de vie peut être temporaire ou permanente.

Un couvreur utilisant une ligne de vie le temps de son chantier utilisera une ligne de vie temporaire. Le dispositif sera installé avant le démarrage du chantier afin que chaque salarié puisse intervenir en toute sécurité. A l’issue du chantier, la ligne de vie sera démontée.

Une ligne de vie permanente restera installée entre deux utilisations. C’est le cas par exemple pour les voies d’escalade ou pour certaines lignes de vie installées sur des immeubles. Différents techniciens de maintenance et agents d’entretien peuvent les utiliser régulièrement tout au long de l’année.

Naturellement, l’installation et la maintenance d’une ligne de vie nécessite de respecter de règles de sécurité bien définies. Le respect de ces règles est primordial car la vie des salariés peuvent être en jeu en cas de non-conformité.

sécurité ligne de vie verticale

3 différents types de ligne de vie

Il existe trois types de lignes de vie : horizontale, verticale et mixte.

1- Ligne de vie horizontale

Une ligne de vie horizontale est installée sur un support continu dont l’inclinaison n’excède pas 15 degrés.

Elle est constituée d’ancrages fixes, de points de reprise intermédiaire (afin de suivre par exemple la forme d’un toit), d’un absorbeur de choc et d’un câble. Un système permet également de régler la tension du câble pour l’ensemble du dispositif.

L’entretien et la vérification de la ligne de vie doivent être réguliers et fréquents. Une vérification est effectuée avant leur mise en service, après toute modification, après le remplacement d’un élément (suite à un défaillance ou non) et si la ligne de vie a déjà servi à arrêter une chute. Dans ce dernier cas, l’ensemble du dispositif doit être examiné afin de déterminer si les contraintes exercées par la chute ont pu fragiliser la ligne de vie.

2- Ligne de vie verticale

Une ligne de vie verticale est principalement utilisée pour sécuriser l’ascension sur des échelles fixes ou à crinolines.

Elle est généralement composée d’un point d’ancrage rigide supérieur sur lequel est fixé le support souple. La partie inférieure peut être fixée ou laissée libre. Il n’est pas utile de tendre le support souple, cela n’apporte rien en termes de sécurité.

Le salarié se déplace normalement, son dispositif le rattachant à la ligne de vie se déplaçant avec lui. S’il chute, le dispositif se bloque et arrête ainsi la descente.

3- Ligne de vie mixte

Une ligne de vie mixte est composée comme son nom l’indique à la fois d’une ou plusieurs lignes de vie horizontales et d’une ou plusieurs lignes de vie verticales.

 

Conformité d’une ligne de vie

Norme EN 795

Une ligne de vie horizontale doit respecter la norme EN 795 pour obtenir l’autorisation de commercialisation.

Cette norme divise les différentes solutions anti-chute en cinq catégories :

  • Classe A (EN 795-A) : points d’ancrage uniques sur le support.
  • Classe B (EN 795-B) : points d’ancrage temporaires pouvant facilement être retirés.
  • Classe C (EN 795-C) : lignes de vie.
  • Classe D (EN 795-D) : systèmes à rails.
  • Classe E (EN 795-E) : systèmes temporaires stabilisés par leur propre poids.

Les lignes de vie horizontales font partie de la classe C.

Norme EN 353-1

Une ligne de vie verticale doit respecter la norme EN 353-1. Elle définit les exigences à respecter pour les lignes de vie incluant un support d’assurage intégré à une échelle ou à des barreaux d’ascension.

 

Qui peut poser une ligne de vie ?

Une ligne de vie étant un dispositif susceptible de sauver des vies, il est évident que n’importe qui ne peut pas se charger de son installation.

La recommandation CNAMTS R430 définit une obligation de formation pour les installateurs de dispositifs d’ancrage. La formation aborde notamment les notions liées aux notes de calcul utilisées pour la conception du dispositif, aux scellements et aux assemblages mécaniques. L’objectif est que l’acquisition des compétences nécessaires soit validée à l’issue de la formation.

 

Pour conclure sur la réglementation ligne de vie

Le Code du travail fixe les règles concernant les salariés travaillant en hauteur. La sécurité est primordiale car toute chute peut entraîner des blessures graves, ou pire. L’utilisation d’une ligne de vie répondant aux normes et d’une équipement adéquat permet de considérablement diminuer les risques de chute et de réduire ses conséquences si elle survenait tout de même.

La protection des travailleurs, et qui plus est des travailleurs isolés, nécessite l’utilisation d’équipements adaptés. Les dispositifs PTI Dati Plus sont légers, peu encombrants et d’intègrent parfaitement aux vêtements de travail. Ils sont donc totalement adaptés pour équiper des travailleurs en hauteur. Très faciles d’utilisation, ils sont capables de détecter une chute et de déclencher automatiquement une alerte. Ils permettent également à leur porteur de lancer simplement une alerte manuellement s’il se sent en danger. Le boîtier GSM Dati Plus permet en outre de géolocaliser son porteur. L’intervention des secours est ainsi facilitée et plus efficace.

N’hésitez pas à nous contacter afin que nous puissions déterminer ensemble les dispositifs PTI les plus adaptés aux conditions de travail de vos salariés.

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