Quels sont les risques psychosociaux en entreprise ?

Les articles L.4121-1 à 5 du Code du Travail définissent l’obligation de l’employeur d’assurer « la santé physique et mentale des travailleurs ». Si pour la « santé physique », il est facile d’imaginer la mise en place d’une prévention des accidents de travail, qu’en est-il de la « santé mentale » ? Qu’est-ce que cela recouvre et comment prévient-on les risques du travail liés à la « santé mentale » du travailleur ? Ces risques, qui ne sont pas clairement définis par le Code du Travail, sont dits « psychosociaux ». Nous allons donc essayer de définir plus précisément ce que signifie ce terme et dresser une cartographie des risques psychosociaux. Nous allons également voir les effets des risques psychosociaux sur l’entreprise et comment assurer une meilleure prévention.

Comment définir les risques psychosociaux (ou « RPS ») ?

Le risque psychosocial a la particularité de se trouver à la jonction entre le travailleur et sa situation de travail. Les risques physiques sont plus faciles à identifier. Sur un chantier par exemple, on porte une tenue adaptée et un casque. Les risques psychosociaux dépendent quant à eux de multiples facteurs et sont donc parfois plus difficiles à cerner.

risques psychosociaux

Quels sont les risques psychosociaux en entreprise ?

Plusieurs types de risques psychosociaux peuvent être identifiés :

  • Le stress : il est généralement lié à une importante différence de perception des contraintes liées à l’environnement de travail et des ressources allouées pour y faire face. Le salarié a en permanence l’impression de ne pas atteindre les exigences et objectifs fixés.
  • Les violences internes : ce sont les violences physiques ou morales commises à l’intérieur de l’entreprise par les salariés. Elles se manifestent sous la forme de conflits entre personnes ou équipes ou encore de harcèlement moral ou sexuel.
  • Les violences externes : il s’agit d’insultes, de menaces ou même d’agression commises par des personnes externes à l’entreprise à l’encontre des salariés.
  • Le syndrome d’épuisement professionnel : plus connu sous le nom de « burn-out ». Des situations de stress professionnel prolongé durant des mois ou des années peuvent amener le travailleur à un état de fatigue physique et mentale extrême.

Les risques psychosociaux ne doivent en aucun cas être traités comme étant un problème personnel. De nombreux facteurs entrent en ligne de compte au sein de l’entreprise. Mauvaise organisation des tâches, surcharges de travail, collègues ou externes malveillants remontent souvent parmi les premières causes identifiées lors d’une enquête sur les risques psychosociaux dans une entreprise.

Les effets des risques psychosociaux sur la santé

Par définition, chaque individu est différent et appréhende les situations à sa façon. Les situations personnelles et professionnelles entrent en ligne de compte. Le contexte professionnel dans lequel évolue le salarié a toutefois un impact particulièrement important.

L’exposition prolongée aux facteurs de risques psychosociaux peut entraîner un mal-être et une souffrance continue au travail. Une dégradation de la santé physique et mentale est très souvent constatée.

Les symptômes les plus flagrants sont :

  • Les troubles musculosquelettiques,
  • Les maladies cardiovasculaires,
  • L’apparition ou la rechute de maladies chroniques,
  • Des troubles de santé mentale tels que les troubles du sommeil, l’anxiété, la dépression, un état de stress post-traumatique ou même des tendances suicidaires.

Les conséquences de l’exposition des salariés aux risques psychosociaux peuvent être particulièrement grave. Il est donc très important de mettre en place une prévention efficace.

Les effets des risques psychosociaux sur l’entreprise

Les salariés étant le cœur de l’entreprise, s’ils sont impactés, l’entreprise l’est nécessairement.

Si les causes ne sont pas toujours identifiables immédiatement, les effets sont quant à eux observables assez facilement :

  • Absentéisme : les salariés ressentant les effets délétères sont plus souvent absents, généralement en arrêt maladie.
  • La rotation du personnel est plus élevée : les salariés qui ne se sentent pas bien dans l’entreprise et qui en ont la possibilité vont aller chercher de meilleures conditions de travail ailleurs.
  • La baisse de productivité : les salariés sont moins concentrés et moins aptes à exercer leur métier.
  • La baisse de qualité du travail : les salariés sont moins attentifs à la qualité du travail fourni. Généralement, on constate également un manque de respect des horaires de travail définis par l’entreprise. Cela peut aussi se traduire par des problèmes de discipline.
  • Un climat et une ambiance de travail dégradées : lorsque les conflits se multiplient, les écarts entre salariés se creusent et l’entreprise finit par perdre la cohésion de ses équipes.
  • Une augmentation des incidents et des accidents de travail.

On observe généralement une démotivation générale des salariés et une dégradation des relations professionnelles.

Prévention des risques psychosociaux dans la fonction publique

Les agents du secteur public sont plus souvent en relation avec le public que les salariés du privé. Il sont donc plus facilement exposés à une population hétérogène, qui ne comprend pas nécessairement tous les objectifs et toutes les contraintes auxquels ils sont soumis. Les comportements agressifs ne sont pas rares et les agents se retrouvent potentiellement face à des situations dangereuses. C’est encore plus flagrants pour les travailleurs isolés, qui n’ont bien souvent, que peu de recours pour faire face à de telles situations récurrentes.

De plus, la proportion de femmes employées dans la fonction publique est plus importante que dans le secteur privé. Elles sont donc plus exposées à des violences potentielles, qu’elles soient externes, ou internes.

La prévention des risques psychosociaux dans la fonction publique doit être une priorité pour tous les agents, qu’ils soient fonctionnaires nationaux ou territoriaux.

Comment prévenir les risques psychosociaux ?

Plusieurs outils sont à la disposition de l’entreprise afin de réduire les risques psychosociaux.

1- Mettre en place et suivre des indicateurs

Pour prévenir les risques psychosociaux, il est impératif de les détecter. Pour cela, des indicateurs peuvent être positionnés sur au moins trois marqueurs forts au sein de l’entreprise :

  • Le taux de rotation des salariés, ou turn-over,
  • Le taux d’absentéisme,
  • Le nombre d’accidents de travail ou d’arrêt maladie.

L’augmentation anormale d’au moins un de ces indicateurs doit obligatoirement entraîner des actions de la part de l’entreprise.

2- Établir un cartographie des risques psychosociaux avec la participation des salariés

Les salariés sont ceux qui connaissent le mieux leur travail. Il est important de les impliquer dans l’organisation du travail. Des actions de formation doivent également être mises en place afin de permettre aux salariés de progresser et d’évoluer dans leur métier, voire vers d’autres métiers.

La mise en place d’une communication interne à destination des salariés permet également de les tenir au courant de l’évolution de l’entreprise. Les salariés seront sans aucun doute plus impliqués et se sentiront mieux considérés s’ils ont une vision claire de la situation économique de l’entreprise et des orientations choisies.

Enfin, on peut réaliser une enquête des risques psychosociaux. Pour cela, des questionnaires d’évaluation des risques psychosociaux sont diffusés auprès des salariés afin de recueillir des informations à la fois sur le travail demandé et les contraintes, mais également sur le ressenti de chacun. On peut notamment poser des questions en lien avec les 6 critères de Gollac :

  1. l’intensité du travail et le temps de travail
  2. les exigences émotionnelles
  3. le manque d’autonomie
  4. la qualité des rapports sociaux au travail
  5. les conflits de valeurs
  6. l’insécurité de la situation de travail

3- Réduire les contraintes professionnelles

Une charge de travail trop importante est souvent due à une mauvaise organisation du travail. Une séparation claire et nette doit être faite entre sphère privée et professionnelle. Le dépassement des horaires ne doit surtout pas être érigé comme une règle. Il est aussi important d’anticiper la charge de travail et de prendre en compte les différents risques et imprévus pouvant avoir un impact. De cette façon, la charge pourra être mieux réparties entre les différents salariés et les horaires allégés.

4- Soutenir les salariés qui peuvent en avoir besoin

Enfin, il est important que le management soit proche des salariés et soit là pour les soutenir et les accompagner lorsque c’est nécessaire. L’esprit d’équipe, le collectif doit être mis en avant. Le respect doit être le maître mot. Le travail doit être reconnu et les réussites récompensées.

Les salariés doivent avoir accès à des espaces de dialogue afin de pouvoir s’exprimer sur tous les sujets. Parfois, il est souhaitable pour un salarié d’opérer une reconversion. Il doit dans ce cas pouvoir bénéficier d’un accompagnement.

Pour conclure sur les risques psychosociaux en entreprise

Les effets physiques et psychologiques d’une exposition prolongée aux risques psychosociaux peuvent d’avérer catastrophiques pour les salariés. Parmi eux, les travailleurs isolés courent un risque supplémentaires. Les solutions Dati Plus, sous forme de brassard, ceinture, gilet ou porte-badge, peuvent vous aider à prévenir les risques psychosociaux chez vos salariés et chez les travailleurs isolés.

N’hésitez pas nous contacter afin que nous puissions discuter des solutions les plus adaptées à vos besoins.

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